Faune et flore de la forêt naturelle

fauneLa Forêt née sans l’intervention de l’homme et issue de régénération naturelle, la partie préservée de la Lama offre une végétation exubérante qui lui donne un aspect impénétrable.

Ici cohabitent les grands arbres entourés de lianes fortes, qui constituent la charpente de la forêt : le Lingué (Afzelia africana) dont la hauteur dépasse trente mètres, le Fromager (Ceiba pentandra) dont le tronc couvert d’épines aux premiers stades de sa croissance peut atteindre 2 mètres de diamètre, le Samba (Triplochiton  scleroxylon), l’Iroko (Chlorophora excelsa) au bois recherché par les menuisiers et les ébènistes. 
Moins haut, le Dialium (Dialium guinéense), l’arbre le plus abondant avec le Faux Ebène (Diospyros mespiliformis), ils produisent tous deux des fruits comestibles. Le Mimusops (Mimusops adongensis) est lui très rare dans le reste du Bénin et son bois, résistant à l’eau, est employé pour la construction de maisons sur pilotis. Quant à l’Anogeissus (Anogeissus leiocarpus), il se distingue par sa propension à coloniser les anciennes jachères.
Le sous-bois, particulièrement dense, est constitué de nombreuses espèces à bois dur telles que le Drypetes (Drypetes floribunda) aux fruits comestibles poussant directement sur son tronc, le Cremaspora triflora, le Chassalia Koly, et le Gardenia triacantha.
Les lianes qui enserrent  ces arbres présentent aussi des caractéristiques originales: certaines servent à fabriquer des éponges végétales, d’autre, une fois coupées, fournissent de l’eau potable en quantité.singeventrerouge
Enfin, on trouve une strate herbacée qui, faute de lumière abondante, ne couvre que partiellement le sol.
Le voisinage et l’abondance de toutes ces espèces végétales, alliés à la nature particulière du sol (vertisol) confèrent à la forêt de la Lama un caractère unique au Bénin et constitue l’un des rares massifs forestiers de ce type en Afrique de l’Ouest.
En ce qui concerne la faune sauvage, la forêt classée de la Lama constitue le dernier refuge des animaux sauvages de la zone. Sa faune, malheureusement encore peu étudiée, frappe néanmoins l’observateur par sa diversité saisissante.
Particulièrement riche en oiseaux, insectes et reptiles, elle abrite également de nombreux mammifères. Certains sont uniques au monde, tel le singe Cercopithecus erythrogaster dont la variété au ventre rouge est inconnue ailleurs. Les primates sont présents en nombre: on en trouve plusieurs autres sortes comme le Mona, le Singe Vert et le Galago. De petites tailles, ils grouillent en horde dans le noyau central.
Plus craintives, les antilopes, dont le Céphalophe et le Guil harnaché, demandent patience et chance pour être observées, tout comme le Pangolin, au corps recouvert d’écailles. Ils côtoient des Potamochères (cochons sauvages), des Lièvres et quelques rares Buffles de forêt. 
On remarque aussi des Mangoustes et une grande variété de rongeurs, dont l’Aulacode, à la chair très prisée et plusieurs types d’Ecureuils.
A eux seuls, les oiseaux qui peuplent la Lama suffisent à l’élever au statut de réserve naturelle hors pair. Des plus communs, tels le Canard sauvage et le Francolin aux plus rares, comme la Pie-grieche Nicator, la forêt résonne sans cesse au rythme de leurs chants. Aigle Huppard, Perroquet, Martin-chasseur du Sénégal, Coucal noir, Pic à ventre rouge, Guépier gris-rose : ils rivalisent de beauté et affichent les couleurs les plus chatoyantes.
Difficiles à repérer, les reptiles peuplent tout le domaine forestier. Vipères et Couleuvres partagent leur territoire avec le Python de Ceiba. On note également la présence de différents types de Varan.
Omniprésents, les insectes habitent chaque recoin de la forêt. Du sol jusqu’à la cime des arbres, il n’est que de voir les myriades de Papillons, de Libellules, les colonnes de Fourmis ainsi que les différentes variétés de Scarabées pour s’en assurer.
Les Escargots, de la famille des gastéropodes, prolifèrent dans ce milieu humide et constituent un mets de choix pour la population.
Les poissons forment la branche la moins représentée. On remarque principalement des Silures, qui présentent la particularité de pouvoir survivre en saison sèche dans les infractuosités inondées du sol.

 

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